Au coeur de la radioactivité Mesures de la radioactivité

Pour quantifier la radioactivité et ses effets, on emploie des appareils et des unités de mesure spécifiques. Il existe deux principales unités : le becquerel et le sievert qui permettent de mesurer, l'un, le niveau de radioactivité, l'autre, les effets biologiques de cette radioactivité sur les organismes vivants.

Un phénomène imperceptible pour l’homme

Pour devenir stables, les radionucléides se transforment en subissant des désintégrations. Ce phénomène provoque l’émission de rayonnements invisibles à l’œil nu. Pour mettre en évidence ces rayonnements et leurs effets, on utilise des appareils de précision et des unités de mesure particulières.

Becquerel ou sievert ?

Il existe deux principales unités de mesure qui se rapportent à la radioactivité :

Le becquerel (Bq) mesure le niveau de radioactivité (appelé activité) c'est-à-dire le nombre de désintégrations par seconde :

1Bq = 1 désintégration par seconde

Cette unité de mesure est trop petite pour exprimer les niveaux de radioactivité que l’on observe dans la nature. C’est pourquoi on emploie plutôt ses multiples pour exprimer la radioactivité de la matière :

  • 1 kilobecquerel (kBq) = 1 000 Bq,
  • 1 Mégabecquerel (MBq) = 1 million de Bq,
  • 1 Gigabecquerel (GBq) = 1 milliard de Bq,
  • 1 Térabecquerel (TBq) = 1 000 milliards de Bq.

Exemple : dans la nature, un caillou de granite pesant 125 g a une radioactivité de 1 kBq.

 

Le sievert (Sv) permet d’évaluer les effets biologiques des rayonnements sur un organisme vivant exposé à la radioactivité. Ces effets varient en fonction de la nature des rayons et selon les organes irradiés. L’unité la plus fréquemment employée est le millisievert (mSv), qui correspond à un millième de sievert (1/1 000e de Sv).

Exemple : lors d’une radiographie pulmonaire, l’organisme reçoit 0,3 mSv. 

Des instruments de mesure variés et précis

Les rayonnements émis par les atomes radioactifs se mesurent grâce à divers appareils ou matériaux :

  • les tubes compteurs à gaz (compteur proportionnel, compteur Geiger-Müller, chambre d’ionisation, etc.),
  • les scintillateurs couplés à des photomultiplicateurs,
  • les matériaux dits "semi-conducteurs" (silicium, germanium).

Extrêmement sensibles, ces détecteurs mesurent couramment des activités un million de fois inférieures aux niveaux qui pourraient avoir des effets nocifs sur la santé.